En quelques années, les entreprises se sont massivement investies pour soutenir le développement des études en alternance. Des aides significatives leur ont été accordées pendant la crise sanitaire du coronavirus. Alors que ces aides sont progressivement réduites ou distribuées sous conditions, les entreprises se montrent hésitantes quant à continuer à soutenir autant cette voie de formation, même si l’alternance représente toujours de nombreux avantages, pour les étudiants bien sûr mais aussi pour les entreprises qui acceptent de les accueillir. Qu’en sera-t-il en 2026 ?
Le recrutement des alternants, un atout pour les entreprises ….
Depuis la fin des années 2010, les pouvoirs publics ont multiplié les efforts pour rendre plus attractives les études par alternance. Il s’agissait – et il s’agit toujours- d’attirer davantage d’étudiantes et d’étudiants à s’engager dans cette voie au cours de leur formation initiale, mais cela implique également de séduire les entreprises à accueillir un (ou des) alternant(s), et ce indépendamment du secteur d’activité et de la taille de cette dernière. Ces efforts se sont significativement amplifiés au cours de la crise sanitaire du coronavirus, notamment en raison d’aides financières censées rendre le coût de l’accueil d’un alternant quasi-nul durant la première année.
Pour les entreprises, plusieurs avantages expliquent cet engouement :
- Accueillir un alternant représente un avantage d’ordre financier, puisque l’entreprise bénéficie de multiples aides financières et d’exonérations de cotisations,
- Recruter un apprenti représente également un apport immédiat de compétences, dans la mesure où ces étudiants en alternance apportent aux entreprises d’accueil les connaissances et savoir-faire, qu’ils acquièrent au cours de leurs enseignements théoriques,
- L’arrivée d’un alternant contribue également à renforcer la cohésion d’équipe et à ressouder l’ensemble des collaborateurs autour d’un objectif commun : la réussite de l’alternant. Soulignons également, que l’entreprise doit désigner un maitre d’apprentissage ou un tuteur, en fonction di contrat,
- Enfin, parce que certains secteurs d’activité connaissent déjà des pénuries de compétences, choisir d’accueillir un alternant peut devenir un outil de gestion des ressources humaines en anticipant les besoins à satisfaire des prochaines années.
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Pour toutes ces raisons, les entreprises ont été nombreuses ces dernières années à signer un contrat de professionnalisation et / ou un contrat d’apprentissage. Si 295.000 contrats d’apprentissage avaient été signés en 2017, 2024 aura permis la signature plus de 880.000 contrats de ce type. Selon les chiffres du ministère du Travail, on recensait 1.042.543 apprentis. Cette augmentation significative s’explique notamment par les nouveaux profils des alternants. Les étudiants préparant un BAC + 2, +3 voire BAC + 5 sont de plus en plus nombreux à choisir cette conciliation enseignements théoriques – entreprise d’accueil.